Chère Édith,

 

Comme j’aurais aimé pouvoir m’asseoir avec toi le temps de quelques heures et te répéter sans cesse de prendre soin de toi. De ne plus endurer cette douleur qui s’éveille au creux de ton ventre chaque matin. De t’obliger à maintenir un horaire plus stable et moins intense à ton travail afin de prendre du temps pour toi.

 

J’aurais voulu me présenter à ta porte, bouteille de vin dans une main et sushis dans l’autre, sans te donner la chance de refuser ma présence.

 

J’aurais aussi aimé me présenter face à ton collègue de travail et carrément lui mettre ma main à la figure. Celui qui met des embûches sur ton chemin et qui met à risque ton emploi pour lequel tu travailles si fort, trop fort!

 

Mais au fond… je n’aurais pas eu besoin de faire tout cela… parce que la vie s’en est occupée. Un peu à la dure… mais tu n’écoutais pas les signes qu’elle t’envoyait.

 

Mais peu importe le temps que tu as pris avant de réaliser l’ampleur que ton quotidien avait sur ta santé mentale et physique… ce qui compte vraiment…

 

Tu t’es aimée malgré tout!

S’aimer, malgré tout

Nicole Bordeleau

Édito

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